Catastrophe naturelle: De quoi se faire une petite frayeur !

Quelles en seraient les conséquences pour Maurice en cas de catastrophe ?

Maurice, 13e pays à risque des catastrophes naturelles au monde, peut perdre gros si un désastre comme l’épisode Firinga devait se répéter. Dans les années 80, le cyclone Firinga avait causé des pertes de Rs 21, 7 millions de dollars. Aujourd’hui compte tenu des développements infrastructurels réalisés, la valeur des biens exposés seraient 100 fois plus conséquente si un cyclone de la même puissance devait nous frappé. En plus, aujourd’hui le cyclone n’est pas notre seul source de préoccupation, d’autres catastrophes peut aussi bien nous affectées. Pour ainsi contrer le risque de pertes financières ou pour limiter les dégâts, nombreux sont les employeurs qui commencent à se demander s’il faut revoir leur plan d’urgence pour que leur entreprise continue de fonctionner malgré quel compte catastrophe. Bien sûr le cadre légal doit être considérer avant que toutes décisions soit prises…

Auparavant dévastées par les cyclones, les maisons en bois et en pailles ont certes été remplacées par des structures solide et plus résistants. Cependant le béton aussi solide que l’on le pense ne nous met pas totalement à l’abri de tout danger.

 

L’ile Maurice a évolué d’une économie basée sur l’agriculture à une économie plutôt diversifiée à revenu intermédiaire avec  les secteurs des technologies, financier, touristique entre autres. Aujourd’hui elle est reconnue pour sa main-d’œuvre qualifiée où certains secteurs fonctionnent 24 heures sur 24. Auparavant les services essentiels tels que la police, le service ambulancier, pompier entre autres étaient les seules à fonctionner en cas de désastre. Mais maintenant la majorité des services offerts à Maurice sont considérés comme ‘essentiels’. A l’instar des BPO, Tic, l’hospitalité, parmi tant d’autres. Zoom sur ces différents secteurs concernés…

BPO

La zone géographique oblige, Maurice doit s’adapter aux décalages horaires de certains pays, car le Business Process Outsourcing  (BPO) travaille notamment avec  des clients français, anglais, canadien, guadeloupéen. Evidement le cyclone qui nous frappe ici ne doit en aucun cas affecter les clients à l’étranger, que ce soit B2B ou B2C. Donc face aux exigences  des étrangers nous nous devons de nous adapter.

 

Ainsi certains BPO ont un plan d’urgence préétabli en cas de cyclones ou autres désastres. Par exemple en cas de cyclone, l’employeur peut demander à son effectif de travailler jusqu’au levé d’une annonce cyclonique. Ils auront leur temps de pause et seront rémunérer pour chaque heure de travail. Plus important leur sécurité est assurée et normalement on fait en sorte que l’employé a tout ce qu’il faut pour qu’il se sente à l’aise.

 

Par ailleurs, d’autres stratégies sont mises en œuvre pour assurer la continuité des activités en fonction du niveau d’alerte ou d’incident. Selon Roshan Seetohul, Vice-Président – Corporate Affairs chez Euro CRM, également Sécrétaire de l’OTAM association qui regroupe des opérateurs du secteur des TIC/BPO, toutes les dispositions possibles sont prises afin de respecter le Service Level Agreement (SLA) pour les clients. «Le premier niveau est une redirection des flux informatiques entre nos deux centres d’appel locaux (à Moka et à Ebène) en cas de défaillance totale des liens internationaux sur l’un des deux. Le second niveau est le transfert de nos operateurs d’un site vers l’autre en cas d’indisponibilité total de l’un d’entre eux. Le troisième niveau est la bascule de la production sur un de nos sites en France en cas d’indisponibilité total de nos deux centres d’appels à Maurice. Ces bascules sont possibles sans l’intervention de l’équipe technique grâce à notre infrastructure technique centralisée en Datacenter en France. De plus nous testons de temps en temps  le system mis en place afin d’être prêt à toute éventualité »

Hôtellerie

Un autre secteur considéré comme essentiel pour le développement économique du pays, est le secteur de l’hôtellerie. En effet l’hôtellerie représente la vitrine de Maurice. Tout repose sur l’accueil qu’on offre aux touristes. Le personnel a le devoir de toujours bien faire pour satisfaire les clients, car ils représentent non seulement leur établissement hôtelier mais aussi l’image de Maurice.  Ainsi, il faut dire que les hôtels sont rôdés face aux caprices de la nature et toutes les précautions sont prises pour assurer la sécurité des touristes. En cas de cyclone, les baignades et autres activités nautiques étant interdites,  plusieurs activités ludiques sont proposées aux touristes afin de pallier à l’absence du soleil ainsi que la restriction des visites de l’île.

TIC

Les TIC ont un rôle majeur à jouer dans la prévention et la gestion des catastrophes, et ça, l’état là bien compris, depuis l’épisode de   pluies torrentielles en février 2013 qui avait provoqué la saturation des réseaux mobiles. Pour ainsi réduire l’impact des catastrophes, le secteur des TIC est appelé à jouer un rôle important en matière de préparation mais également d’information sur la manière dont il faut y réagir. Pour ainsi rester connecté il est essentiel d’avoir une équipe toujours à disposition en cas d’alerte.  Autre part, avec l’avènement du Cloud Computing, les Servers Rooms doivent être surveillé en permanence car en cas de pépin, des milliers de donnés sont à risque. Selon une source chez Mauritius Telecom, on précise que  le réseau doit fonctionner en permanence. « Les antenne-relais sont alimenter par des générateurs et une équipe reste sur le qui-vive pour assurer un  bon fonctionnement. Il ne faut pas oublier que tous les services essentiels dépendent sur un réseau fiable en cas désastre. Donc la communication doit être possible et chaque secondes comptes, souligne-t-on. Même son de cloche du côté de la Central Electricity Board (CEB). Un préposé nous  rappelle qu’en cas de cyclone le CEB fait du mieux pour maintenir la fourniture d’électricité et même en cas de cyclone le CEB fait en sorte de rétablir le réseau électrique au plus vite. « Mais si la sécurité de nos employées est concernées nous nous devons d’attendre une amélioration  du temps pour pouvoir intervenir », indique-t-on.

Les autres secteurs

Même si on arrive avec des plans d’urgences en cas de désastre, l’humain ne pourra jamais défier la nature.  En effet tout dernièrement, avec le passage du cyclone Carlos, on a pu constater un impact négatif sur d’autres secteurs d’activités de notre économie, même si le cyclone n’était pas d’une aussi forte intensité. Les secteurs tels que la construction, l’agriculture en passant par le commerce, ont dû tourné au ralenti. On parle là de pertes financières  conséquentes.  Dans le secteur de la construction par exemple on dépend grandement des caprices de la nature. En cas de grosses averses, les travaux dans le secteur de la construction sont freinés y compris la construction d’immeubles, de maisons et de routes, de même qu’il est quasiment impossible d’effectuer des installations électriques intérieures.

De son côté, même si on parle de morosité au niveau des centres commerciaux durant une période cyclonique,  il est à noter que les supermarchés arrivent à  se sortir la tête de l’eau car le public doit toujours faire le plein de provisions.  Idem pour les petites boutiques du coin.

Dans le secteur de l’aviation, l’annulation des vols pour cause de mauvais temps représente une grosse perte pour les compagnies aériennes et a un impact financier conséquent sur les coûts d’opération.

Dans le secteur du transport, les compagnies d’autobus continuent le service en cas de cyclone de classe I  et II, cependant elles doivent le stopper environ trois heures après une annonce de cyclone de classe III. Cela peut représenter une perte financière de Rs3000 par bus, dépendant de l’heure d’annonce cyclonique.

Que prévoit la loi ?

 

Selon la section 24 de l’EMPLOYMENT RIGHTS ACT, normalement, lorsqu’un cyclone de classe 3 ou 4 est en vigueur, un employé peut s’absenté du travail. L’employeur doit cependant verser une rémunération à l’employé au taux normal (Normal Working Day) en ce qui concerne la période d’absence. Ceci est uniquement applicable durant l’alerte cyclonique 3 ou 4.

Aussitôt l’alerte cyclonique enlevée, l’employeur pourra fournir un moyen de transport à l’employée pour se rendre à son lieu de travail, sauf si le transport public fonctionne normalement.

Lorsqu’un employé travaille le jour même où une classe d’avertissement de cyclone de classe 3 ou 4 a été émis, l’employé en question doit, en plus de toute rémunération qui lui est due, avoir droit à une indemnité égale à 3 fois le taux de base par heure en ce qui est chaque heure de travail accomplie.

Des repas gratuits  et adéquats doivent aussi être fournis par l’employeur.


Panique à bord : L’épisode de pluie torrentielle de février 2013

  • A 10 heures, l’annonce d’arrêt de travail dans le privé est donnée.
  • Quelques minutes plus tard un gros embouteillage c’était créé.
  • Suivi d’une saturation du réseau téléphonique dû  à une hausse des appels téléphoniques et des SMS
  • Avec l’annonce d’arrêt de travail, quelques employeurs se sont retrouvés avec un effectif réduit. Quelques employés  du BPO décident de rester sur leur lieu afin de maintenir le service, d’autres n’ont pas vraiment le choix.
  • Cumulation des shifts afin de maintenir les activités dans les établissements hôteliers.

 


Si l’épisode de février 2013 a causé une perte financière conséquente au pays,  un mois plus tard, c’est encore une épisode de pluie torrentielle qui vient frapper Maurice et qui malheureusement ôtera la vie à onze personnes.

(Paru dans l’édition du mardi 29 août)

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