Kevin Jean-Louis: Son parcours et son quotidien dans un quartier sensible.

Kevin Jean-Louis: Son parcours et son quotidien dans un quartier sensible.

Comment cet ‘enfant de quartier’, qui est considéré comme étant l’un des meilleurs gardiens de but de sa génération, a su se frayer un chemin vers le succès…

 

Kevin Jean-Louis a évolué, depuis l’âge de 17 ans, comme gardien de but au sein du Pamplemousses SC. D’ailleurs il ne s’est jamais séparé de cette équipe qui a grandement contribué à sa carrière professionnelle. Ces performances lui a permis de devenir un élément incontournable pour la sélection nationale de football. S’il est un exemple à suivre dans sa région de Cité C.H.A Terre-Rouge, il n’a cependant pas été servi sur un plateau d’argent…

 

Pourquoi le poste de gardien de but ?

C’est tout à fait par hasard. J’ai toujours voulu être joueur de champs, surtout en attaque. Mais un jour on m’en a proposé le poste de gardien de but et mes entraineurs ont beaucoup aimé ma prestation.

Les jeunes du quartier s’intéresse-t-il au foot ?

Les jeunes sont nombreux à pratiquer le football. Dans mon quartier il existe plusieurs petites équipes qui s’entrainent régulièrement. Mais pour vraiment se perfectionner,  il est préférable de se tourner vers des centres de formation appropriés qui pourront fournir l’encadrement nécessaire.

Y a-t-il d’autre sportif de renom dans ce quartier ?

Bien sûr. Qui ne connais pas Andy Sophie. Il faisait partie de ces petits jeunes qui jouaient sur la petite pelouse du quartier. Et aujourd’hui il évolue à la Réunion.

La professionnalisation du football aide-t-elle vraiment les jeunes joueurs à se développer ?

Je trouve que ça aide. Mais il faut qu’il y ait plus de suivi et encadrement. Toutes les  autorités concernées doivent travailler en étroite collaboration et penser à un projet sur le long terme.

Le sport aide-t-il vraiment à combattre les fléaux ?

Si les jeunes ont de quoi s’occuper, je pense que oui. A travers le sport on apprend beaucoup de valeurs et je pense que pour certains, le sport est une deuxième chance pour s’en sortir.

Un message pour les jeunes…

Il faut beaucoup de patience. De nos jours, c’est dommage de voir des jeunes impatients qui veulent tout, tout de suite. Je conseillerai aux jeunes d’être plus à l’écoute, de suive les bons conseils et de travailler d’arrache-pied. Le succès ne viendra pas tout seul, sans efforts on n’a rien en retour. Le football professionnel n’est pas un passe-temps, je suppose que c’est le cas pour tous autres sports d’ailleurs. Moi-même je quitte souvent ma résidence à l’aube,  pour rejoindre mon camp d’entrainement et pour revenir vers 7 heures le soir. Ça demande beaucoup de sacrifice. D’ailleurs, si aujourd’hui les moins de 17 ans ont fait une prestation remarquable dans le championnat africain, il y a une raison derrière.

Quelles sont vos futures aspirations ?

J’aimerai bien aider les jeunes de mon quartier. A un moment donné de sa vie on se dit qu’il faut bien partager ce que l’on nous a appris. Je pense que le rôle d’entraineur me conviendrait.

Parlons du Club M. Quel match vous a le plus marqué ?

Sans doute le match contre le Ghana. Même si nous avons perdu à domicile par 2 buts à zéro, nous avons beaucoup appris en côtoyant les meilleurs joueurs sur le continent africain comme André Ayew, son frère Jordan et Christian Atsu qui évoluent tous en Premier League. Leur niveau de jeu est surprenant. Ce genre de rencontre nous permet d’avoir plus d’expérience en ce qu’il s’agit du football de haut niveau.

La Rédaction.

(Paru dans l’édition du mardi 15 août)

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